Résilience du CAC 40 après un gap d’ouverture baissier
Au lendemain d’une séance particulièrement volatile sur les places financières américaines, l’indice parisien a ouvert sur un large gap baissier à proximité des 8 100 points. Le marché est venu retester une zone d’appui ajustée entre 8 030 et 8 050 points, jugée plus représentative de la dynamique actuelle. Les acheteurs ont ensuite repris la main pour hisser les cours jusqu’à une clôture à 8 139 points, limitant le repli de la séance à seulement 0,81 %. Au regard des secousses enregistrées sur les autres places mondiales, le CAC 40 signe une nette surperformance relative. Sur le front des indicateurs techniques, les histogrammes du MACD entament un retournement baissier, tandis que le RSI évolue sous sa zone de surachat et que les volumes restent légèrement supérieurs à leur moyenne. Du côté des valeurs, Legrand (+1,65 %) et STMicroelectronics (+1,54 %) terminent en tête du palmarès, suivies par Stellantis, Renault et Accor (au-delà de 1 % de hausse). À l’opposé, Capgemini (-2,76 %) et Euronext (-2,47 %) accusent les replis les plus marqués, accompagnées par LVMH, Axa et Danone qui cèdent plus de 2 %.
Niveaux techniques et analyse pluriannuelle sur le CAC 40
Après avoir réintégré ses bandes de Bollinger suite à une sortie haussière la veille, l’indice se maintient au-dessus de ses moyennes mobiles. La zone des 8 050 points, ancien support et résistance de début de semaine, a parfaitement joué son rôle de soutien. En vue hebdomadaire, la clôture valide le passage au-dessus des 7 970 points. Le marché a testé les moyennes mobiles ainsi que la zone des 8 250 points — un niveau inédit depuis le mois de septembre — avant de marquer un repli. Le franchissement pérenne des 8 250 points demeure indispensable pour ouvrir la voie vers les 8 450 points, seuil clé préalable au retour sur les records historiques enregistrés début août. À l’inverse, l’absence de dépassement des 8 250 points maintiendrait un biais neutre à baissier en hebdomadaire. En unité journalière, la zone des 7 970 points, située entre la moyenne mobile exponentielle 20 et la moyenne mobile arithmétique 20, coïncide avec les retracements de Fibonacci (seuil des 61,8 %). Un maintien au-dessus préserve la dynamique haussière, avec pour premier objectif le comblement du gap au-delà des 8 178 points. Une cassure nette sous 7 970 points invaliderait cette construction. L’analyse statistique confirme des probabilités orientées favorablement, bien que le nombre d’occurrences demeure limité après ce retour dans les bandes.
Accélération haussière sur l’action Air France-KLM
Porté par la publication de ses résultats, le titre Air France-KLM a ouvert avec un important gap haussier, s’extrayant avec force de sa zone de congestion horizontale comprise entre 11,30 et 12,30 euros. Le cours forme une configuration en « double hors-boll », caractérisée par deux bougies consécutives clôturant au-dessus de la bande supérieure, appuyée par des volumes très élevés et des histogrammes de MACD à des niveaux inédits depuis mars 2025. Si ce mouvement témoigne d’une grande vigueur, le risque de consolidation à court terme existe sans pour autant remettre en cause la tendance. En vue hebdomadaire, la dynamique s’attaque à une zone pivot majeure à 14,40 euros (voire 15,10 euros). Une confirmation en clôture au-dessus de ce niveau dégagerait un horizon haussier vers 18,15 euros, ancien support structurel devenu résistance.
Consolidation ordonnée du DAX 40 et faiblesse sur l’Euro Stoxx 50
Après avoir inscrit un nouveau sommet historique la veille, le DAX 40 subit des prises de bénéfices mais conserve ses appuis au-dessus de sa moyenne mobile 20 exponentielle et de l’ancienne résistance devenue support à 25 760 points. La tendance de fond demeure positive tant que ce socle tient, avec une cible théorique de relance vers 26 495 points. La situation apparaît plus contrastée sur l’Euro Stoxx 50 : l’indice européen peine à rebondir après avoir touché sa bande de Bollinger supérieure, plombé par les difficultés du compartiment technologique. La cassure des 6 200 points fragilise la structure moyen terme. Un retour rapide au-dessus de 6 340 points est nécessaire pour envisager un ralliement des 6 420 points. En cas d’enfoncement du support des 6 064 points, une accélération baissière plus marquée redeviendrait le scénario prépondérant.
Vague de dégagements sur les indices américains S&P 500 et Nasdaq
Les marchés américains traversent une phase de fortes tensions techniques. Après avoir décroché de ses récents sommets à 7 680 points pour tester 7 355 points (soit une chute de plus de 4 % la veille), le S&P 500 ne parvient qu’à esquisser un rebond technique timide de 0,65 %. La moyenne mobile 20 exponentielle fait désormais office de résistance, tandis que les cours attaquent la bande de Bollinger inférieure avec des volumes étoffés. Les objectifs baissiers immédiats se situent à 7 320 points puis 7 275 points, dont la rupture exposerait le seuil des 6 990 points. Sur le Nasdaq, la chute de 6,36 % subie lors de la précédente séance a pulvérisé le support des 27 325 points, niveau qui a rejeté les cours lors de la séance en faisant office de résistance. Les craintes entourant le secteur de l’intelligence artificielle alimentent ce repli. Faute d’une réintégration rapide des 28 260 voire des 28 940 points, le risque d’une poursuite de la purge vers la zone des 24 000 à 23 000 points reste entier.
Rupture baissière sur le Nikkei 225
À Tokyo, la volatilité internationale a provoqué la rupture de la borne basse du range horizontal sur le Nikkei 225. L’indice a échoué à se rapprocher de sa résistance à 72 550 points et s’est affaissé sous sa zone médiane de 66 870 points. L’enfoncement des 60 740 points, validé par un gap baissier et un rejet sous la moyenne mobile 20, officialise l’enclenchement d’une dynamique descendante à court terme. Le prochain objectif graphique se situe désormais sur la zone des 51 500 points.
Repli de l’Euro face au Dollar et pression vendeuse sur le Pétrole
Sur le marché des changes, la paire EUR/USD a réagi à la publication des chiffres du NFP par un repli. Les cours refluent sous 1,1215 pour évoluer dans un couloir latéral borné par une résistance abaissée à 1,1270 et un support à 1,1090 (avec un palier intermédiaire à 1,1110). Une cassure de 1,1090 ouvrirait la voie à une correction accrue en direction de 1,0920. Du côté de l’or noir, les résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis ont renforcé le biais vendeur. Le baril de pétrole a testé le support des 94 dollars avant un rebond technique contraint sous la barre psychologique des 100 dollars. Le passage sous la moyenne mobile 20 confirme l’affaiblissement du flux acheteur. Un passage sous 94 dollars projetterait les cours vers des cibles situées à 87,50 dollars puis 82,50 dollars le baril.
Vulnérabilité accrue sur le Bitcoin et Ethereum
Le marché des cryptomonnaies subit les répercussions des dégagements observés sur le secteur technologique. Le Bitcoin teste actuellement le support critique des 75 000 dollars. Dans un contexte de liquidité réduite durant le week-end, l’enfoncement de cette zone ferait basculer la configuration vers une accélération baissière en direction des 66 000 dollars. Une reprise au-dessus des 81 000 dollars demeure indispensable pour écarter le danger. Sur Ethereum, la configuration reste également dégradée sous la moyenne mobile 20. Le support se situe à 2 170 dollars, dont la rupture nette risquerait de précipiter les cours vers 1 930 dollars, tandis que le niveau d’invalidation du mouvement baissier est établi au-dessus de 2 380 dollars.