Une dynamique haussière prometteuse pour le CAC 40
Le CAC 40 affiche une nette surperformance par rapport aux autres places boursières en clôturant la séance à 7 934,70 points, soit un gain de 0,78 %. La zone de support clé des 7 860 points a été rigoureusement préservée, déclenchant une tentative de reprise. Cette impulsion a permis de tester le gap baissier du 1er octobre, avec un plus haut du jour enregistré à 7 937,29 points face au niveau de référence de 7 935,85 points.
Des indicateurs techniques favorables mais à confirmer
Les indicateurs de momentum soutiennent ce rebond : les histogrammes du MACD demeurent orientés à la hausse et le RSI entame une trajectoire ascendante après être sorti de sa zone de survente. Fait notable par rapport aux récentes phases de correction, cette bougie d’amplitude s’accompagne de volumes de transactions supérieurs à leur moyenne habituelle. Néanmoins, la clôture s’effectue sous le gap, transformant cette zone, couplée aux moyennes mobiles 20 et 20 exponentielle (vers 7 950 points), en résistance immédiate. Une rupture haussière validée des 7 970 points reste indispensable pour envisager une reconquête pérenne des 8 030 points, ancien support devenu résistance, avant d’espérer cibler la borne haute de neutralisation vers 8 210 points. À l’inverse, l’enfoncement sous 7 860 points puis 7 800 points réactiverait le flux vendeur vers 7 680 points, voire 7 510 points. Les études statistiques suggèrent une possible poursuite de la hausse sur deux séances avant une augmentation progressive du risque de volatilité baissière à l’approche de novembre.
Fortes variations sur les actions de la place parisienne
La séance a été marquée par une nette prépondérance des valeurs en territoire positif. Parmi les plus fortes progressions au sein de l’indice, Publicis mène le bal avec une hausse de 3,7 %, talonné par Capgemini (+3,47 %), ainsi que de solides avancées de plus de 3 % pour Hermès, L’Oréal, Orange et Carrefour. Seules sept valeurs ont clôturé dans le rouge, tirées vers le bas par les difficultés du secteur mondial des semi-conducteurs : STMicroelectronics recule de 3,76 % et Schneider Electric cède 2,42 %, suivis par Legrand et Crédit Agricole (au-delà de 1 % de repli), ainsi que BNP Paribas, Euronext et Engie (-0,3 % à -0,8 %).
Le DAX confirme son rebond sur ses supports
Malgré une ouverture initiale pénalisée par un gap baissier, l’indice allemand DAX parvient à préserver son support des 25 180 points. Il entame une attaque de sa moyenne mobile 20 exponentielle avec des volumes nettement supérieurs à la moyenne. L’indice se maintient au-dessus du retracement de 38,2 % de Fibonacci de sa dernière vague de hausse. Une cassure de la zone intermédiaire des 25 410 points (23,6 % de Fibonacci), puis des résistances situées à 25 760 points et 25 930 points, validerait la reprise durable d’une dynamique haussière vers la bande de Bollinger supérieure.
Les indices américains sous pression sous leurs moyennes mobiles
À contre-courant des marchés européens, les actions américaines montrent des signes d’essoufflement technique. Le S&P 500, après avoir enregistré de nouveaux records et testé sa bande de Bollinger supérieure, a ouvert en gap baissier et reste sous ses moyennes mobiles. Le maintien au-dessus du seuil des 7 620 points neutralise la dynamique, mais une cassure de ce seuil menacerait directement le point bas des 7 508 points. De son côté, le Nasdaq invalide le franchissement de son ancienne résistance oblique après l’ouverture d’un nouveau gap baissier. L’indice touche sa bande de Bollinger inférieure et passe sous ses moyennes mobiles, nécessitant un retour au-dessus des 30 660 points pour écarter le risque d’un repli accentué sous 28 940 points.
Le baril de pétrole sous tension près des 110 dollars
Le marché pétrolier demeure focalisé sur les risques géopolitiques pesant autour du détroit d’Ormuz. Le baril se maintient fermement au-dessus des 106 dollars et évolue à proximité du seuil stratégique des 110 dollars. Malgré une volatilité en décélération apparente, les cours ont réintégré une trajectoire haussière le long des moyennes mobiles, faisant de la zone des 110 dollars un catalyseur potentiel de forte volatilité pour l’ensemble des marchés financiers mondiaux en cas de franchissement.
Fragilisation des cryptomonnaies sur les supports majeurs
Le compartiment des actifs numériques subit un retour de flux vendeur. Le Bitcoin teste à nouveau son support majeur des 81 000 dollars, évoluant entre sa bande de Bollinger inférieure et une moyenne mobile agissant désormais comme une résistance. Une cassure franche sous ces 81 000 dollars exposerait rapidement le cours à une glissade en direction des 75 000 dollars. Même configuration pour Ethereum, qui défend pour l’heure son plancher technique des 2 380 dollars (après avoir échoué à se hisser vers 2 750 dollars), avec un risque d’accélération baissière vers 2 170 dollars, voire 1 930 dollars, en cas de rupture de support.