Cassure des 8 030 points et accélération baissière sur le CAC 40
Le marché parisien a validé le signal baissier attendu avec l’enfoncement confirmé du support des 8 030 points. Après une ouverture au-dessus de ce niveau et une tentative d’incursion haussière rapidement avortée, les vendeurs ont repris la main avec de forts volumes supérieurs à la moyenne. L’indice a franchi son premier objectif intermédiaire à 7 970 points pour clôturer à 7 964,51 points, soit un recul de 0,89 %. Les indicateurs techniques confortent cette dégradation : les histogrammes du MACD s’orientent à la baisse, le RSI flirte avec sa zone de survente et la clôture s’effectue au contact direct de la bande inférieure de Bollinger.
Un repli généralisé et des objectifs baissiers plus profonds
Cette baisse ne découle pas d’un secteur isolé mais d’un mouvement d’ensemble : seules six valeurs terminent dans le vert (dont Sanofi à +1,64 %, Air Liquide à +1,18 % et Pernod Ricard à +1,10 %), tandis que les replis sont marqués sans être extrêmes (notamment Eiffage à -2,53 % et BNP Paribas à -2,46 %). Sur le plan technique, la rupture du retracement de Fibonacci à 23,6 % ouvre la voie à un objectif à court terme situé à 7 925,79 points, calculé via les extensions de Fibonacci. À moyen terme, l’attention se porte sur le creux des 7 860 points, testé au printemps. Pour envisager un retournement haussier, le CAC 40 devrait a minima reconquérir la zone des 8 210 points. Seule nuance technique : le maintien de la moyenne mobile exponentielle 20 au-dessus de la moyenne mobile arithmétique 20 pourrait temporairement suggérer un retour vers les 8 135 points, à condition que cette configuration ne soit pas invalidée.
Tensions sur les taux obligataires français et contraste avec le DAX
Le contexte macroéconomique alourdit la pression sur la place parisienne, notamment en raison de l’écartement des taux souverains. Le rendement de l’OAT française à 10 ans a atteint 4,86 % contre 3,59 % pour le Bund allemand, portant le spread à 127 points de base contre 119 points la veille. Cette tension intervient à la veille de la présentation du projet de budget par le Premier ministre français. En Allemagne, le DAX affiche un profil baissier nettement moins agressif : bien qu’inscrit dans une figure en triangle descendant sous une oblique baissière, il préserve ses récents points bas et évolue vers 25 200 points, avec des zones de soutien à 25 170-25 175 points, 25 100 points (comblement de gap), 24 725 points et 24 500 points. Une neutralisation de la dynamique du DAX exigerait un franchissement des 25 775 points puis des 25 930 points.
Wall Street en zone d’attente à proximité des records
Contrairement aux places européennes, les indices américains maintiennent une orientation neutre à légèrement haussière. Les cours se situent au-dessus de leurs moyennes mobiles à 20 jours et testent leurs bandes supérieures de Bollinger. L’indice élargi temporise à proximité de ses sommets du 13 août après la cassure d’une oblique descendante. De son côté, le Nasdaq reste porté par les valeurs liées à l’intelligence artificielle, proche de son record historique du 22 septembre. Il teste actuellement la zone de résistance des 30 660 points, franchie initialement par un gap de rupture haussier. Une cassure nette de ces 30 660 points libérerait une nouvelle phase de volatilité haussière vers des sommets inédits.
Euro/Dollar sous pression et pétrole stable
Sur le marché des changes, la paire EUR/USD a rompu le palier de support des 1,1360 pour venir tester la zone des 1,1330. Le graphique met en évidence une figure en anse avec tasse inversée. En cas de rupture confirmée de cette ligne de cou, l’objectif théorique projetterait une chute de 300 à 350 pips, pouvant ramener la monnaie unique sous le seuil des 1,10. Concernant l’or noir, le cours du baril de pétrole évolue dans une zone d’attente autour des 100 dollars, tout en demeurant au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle 20. Une cassure de la plage des 100-110 dollars relancerait la tendance haussière, tandis qu’un passage sous les 90 dollars viserait un repli vers 82,50 dollars.
Consolidation haussière sur les cryptomonnaies
Le compartiment des cryptomonnaies poursuit une phase d’évolution latérale à biais favorable. Le Bitcoin évolue au-dessus du support majeur des 81 000 dollars, guettant un dépassement durable des 84 700 dollars pour relancer l’impulsion engagée fin août. Sur Ethereum, l’ancienne résistance des 2 615 dollars sert désormais d’appui technique ; le maintien au-dessus de ce niveau préserve la dynamique haussière, avec en ligne de mire le franchissement des 2 775 dollars. Enfin, le Ripple (XRP) a extrait sa dynamique d’une résistance oblique descendante et consolide. Un franchissement de la borne des 1,70 dollar permettrait de viser un retour sur l’ancien support de moyen terme situé à 1,80 dollar.