Repli du CAC 40 après un week-end sous tension
Au lendemain des événements tragiques survenus en France ce week-end, le CAC 40 accuse un repli de 1,11 % pour clôturer à 7 868,05 points. Même si l’impact boursier reste moins marqué qu’attendu face à la résonance internationale de ces troubles, l’indice parisien a ouvert la séance avec un gap baissier sous le seuil des 7 900 points. Les cours ont testé le support des 7 860 points avant de terminer juste au-dessus. Sur le plan technique, les histogrammes du MACD repassent en dynamique baissière et le RSI se stabilise, mais la faiblesse des volumes sous la moyenne quotidienne ainsi que la longue mèche basse de la bougie du jour tempèrent la force de la conviction vendeuse.
Tensions obligataires et palmarès des valeurs parisiennes
Sur le front des actions, seules quelques valeurs parviennent à terminer dans le vert, à l’image de Capgemini (+1,48 %) et d’Euronext (+1,26 %), suivies avec de faibles gains par Eurofins Scientific, Dassault Systèmes, Bureau Veritas, Air Liquide et STMicroelectronics. À l’inverse, le secteur bancaire et les valeurs cycliques subissent de lourds dégagements : Société Générale recule de 3,41 %, Stellantis de 3,33 % et Accor de 3,03 %, tandis qu’Engie, Crédit Agricole et Orange cèdent entre 2,5 % et 2,8 %. Cette défiance s’explique en grande partie par la vive remontée des taux souverains. L’OAT française à 10 ans flirte à nouveau avec les 5 % et voit son spread s’écarter au-delà des 140 points de base face à l’Allemagne. Les opérateurs internationaux intègrent le risque que le contexte social et les émeutes compliquent la mise en œuvre de mesures visant à freiner l’endettement public.
Les scénarios techniques à surveiller sur le CAC 40
La configuration globale demeure orientée à la baisse, avec une attaque des cours observée sous les moyennes mobiles et une ancienne zone de support devenue résistance vers 7 970 points. En cas de rupture confirmée des 7 800 points, le risque d’une nouvelle accélération baissière s’accentuerait en direction des 7 680 points, puis vers les creux de mars situés à 7 510 points (avec un palier intermédiaire à 7 620 points). Un palier intraday vers 7 770 points est également à surveiller. Pour espérer une neutralisation de la dynamique baissière, l’indice devrait obligatoirement repasser au-dessus des 8 030 points, tandis qu’un véritable retournement haussier nécessiterait un franchissement des 8 210 points.
DAX et indices américains : des dynamiques plus résilientes
L’analyse comparative met en relief un comportement plus solide hors de l’Hexagone. Le DAX allemand ne présente pas de gap baissier et préserve son support des 25 180 points en s’appuyant sur sa moyenne mobile 20 exponentielle, évoluant dans une phase de neutralisation tant qu’il reste au-dessus de ce niveau. Aux États-Unis, le S&P 500 teste sa bande inférieure de Bollinger avec une moyenne mobile 20 faisant office de résistance, surveillant le support des 7 620 points. De son côté, le Nasdaq reste au contact de sa bande inférieure de Bollinger ; une cassure des 28 940 points ouvrirait la voie vers les 27 325 points, bien que la structure globale conserve un fond positif suite aux récents sommets historiques.
Matières premières et cryptomonnaies : le pétrole Brent frôle les 110 dollars
Sur les matières premières, le baril de Brent de la mer du Nord teste le seuil psychologique et technique majeur des 110 dollars sur l’échéance décembre. Une poursuite de la hausse au-delà de cette résistance relancerait les craintes inflationnistes mondiales et accentuerait la pression sur les indices boursiers européens. Du côté des actifs numériques, le calme prédomine malgré une tendance de fond baissière sous les moyennes mobiles : le Bitcoin préserve le support critique des 81 000 dollars, dont la perte risquerait d’entraîner une glissade vers 75 000 dollars. Enfin, l’Ethereum oscille au-dessus de son support des 2 380 dollars dans une phase d’hésitation, avec un risque de rechute vers 2 170 voire 1 930 dollars en cas de cassure.