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CAC 40 fragile, Pétrole à 120 $ et OAT à 5 % : pourquoi l’or décroche malgré la crise ?

Le CAC 40 sous pression et confirmation de la baisse hebdomadaire

La séance de clôture met en évidence la poursuite de la dynamique baissière sur le CAC 40. Après avoir ouvert au-dessus du seuil des 7 800 points, l’indice parisien a cédé du terrain pour marquer un point bas intraday à 7 728 points, avant de clôturer à 7 782,82 points (-0,36 %). Sur l’ensemble de la semaine, la baisse atteint 2,19 %, invalidant la tentative de reprise observée précédemment. Les cours échouent à franchir la moyenne mobile 20 exponentielle, tandis que les histogrammes du MACD confirment le reflux et que le RSI se neutralise. La présence d’une ombre basse sur des volumes supérieurs à 5 milliards d’euros reflète toutefois une hésitation entre poursuite du mouvement vendeur et velléité de retournement. À moyen terme, la zone support majeure des 7 680 points demeure sous surveillance immédiate : sa cassure ouvrirait la voie vers les 7 510 points.

Forts écarts sur les actions parisiennes et tensions sur la dette

La séance se caractérise par des disparités extrêmes au sein de la cote parisienne. Du côté des progressions, TotalEnergies s’adjuge 5,34 % et EssilorLuxottica gagne 2,29 %, suivies par des gains modérés sur Eurofins Scientific, Dassault Systèmes, BNP Paribas et Carrefour. À l’opposé, les dégagements sont sévères sur le luxe et l’industrie : L’Oréal décroche de 5,64 %, Kering plonge de 16,57 %, Safran chute de 10 % et Stellantis cède 6,04 %, tandis qu’Hermès et Accor reculent de plus de 3 %. En parallèle, le marché obligataire accentue la nervosité. Le rendement de l’OAT française à 10 ans se maintient au-dessus des 5 %, dépassant les taux américains. L’écart de taux (spread) avec le Bund allemand avoisine les 180 points de base, un niveau inédit depuis plusieurs années, ce qui renforce les craintes budgétaires et financières sur les actifs français.

Divergence européenne : la résilience du DAX face à la fragilité de l’Euro Stoxx 50

Les marchés européens évoluent en ordre dispersé. L’indice allemand DAX fait preuve d’une meilleure tenue en préservant son support des 25 180 points. Tant que ce seuil et le retracement de 38,2 % de Fibonacci sont maintenus, la consolidation reste constructive, le point critique à surveiller étant situé à 24 792 points. En revanche, l’Euro Stoxx 50 présente une configuration plus vulnérable, comparable à celle du CAC 40. L’indice paneuropéen a brisé son retracement de 38,2 % de Fibonacci et s’oriente désormais vers le palier psychologique des 6 000 points, avec un risque de glissement plus marqué vers la zone clé des 5 800 points, bridé par sa moyenne mobile 20 en tant que résistance.

Wall Street en temporisation nerveuse et Nikkei sous surveillance

Aux États-Unis, le S&P 500 évolue au sein d’un range horizontal borné par les 7 620 et 7 800 points. Malgré un calme apparent sur les cours, la remontée du VIX au-dessus des 20 points signale une hausse tangible de la volatilité et une fébrilité des opérateurs. Une cassure des 7 507 points exposerait l’indice à une correction vers 7 275 – 7 300 points. Le Nasdaq affiche un profil similaire autour du support des 28 940 points, où la rupture éventuelle de la ligne de cou d’une structure en anse avec tasse inversée ciblerait les 27 325 points. En Asie, le Nikkei consolide sous ses records de la fin juin ; un enfoncement des 60 740 points risquerait de précipiter les cours vers les 51 500 points.

Matières premières : envolée du pétrole et décrochage de l’or

Le marché de l’énergie poursuit sa trajectoire haussière sous l’effet des tensions géopolitiques persistantes autour du détroit d’Ormuz et de l’enlisement du conflit impliquant les États-Unis et l’Iran. Le Brent et le WTI dépassent les 110 dollars le baril et se rapprochent des 120 dollars, retrouvant leurs niveaux du mois de mars. Cette flambée énergétique alimente les craintes de resserrement monétaire de la Réserve fédérale. Paradoxalement, l’or ne bénéficie pas de son statut de valeur refuge : face à la hausse des rendements obligataires, l’once a cassé le support des 4 100 dollars pour tester les 3 975 dollars, risquant de glisser vers 3 890 dollars, voire vers 3 630 – 3 500 dollars en cas d’accélération vendeuse.

Cryptomonnaies : phase de stabilisation sur le Bitcoin et Ethereum

Le marché des actifs numériques se distingue par une volatilité contenue et une relative stabilité face aux remous macroéconomiques. Le Bitcoin maintient le support stratégique des 81 000 dollars, conservant une configuration neutre à court terme. De son côté, Ethereum préserve la zone des 2 380 dollars, bien qu’il reste coiffé par sa moyenne mobile 20 exponentielle. Une rupture de ce support exposerait l’actif à un retour vers 2 170 dollars, mais la résistance générale du compartiment crypto constitue pour l’instant un signal d’attente constructif.

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