Chute brutale du CAC 40 et rupture des supports techniques
La séance boursière enregistre une nette accélération baissière sur le CAC 40. Après avoir rompu le seuil des 8 030 points puis atteint les 7 970 points la veille, l’indice parisien a ouvert sur un gap baissier resté non comblé. La pression des vendeurs a conduit les cours sur un plus bas à 7 820,98 points, franchissant la zone des 7 860 points. La présentation du budget par Sébastien Lecornu n’a pas rassuré les opérateurs, entraînant une clôture à 7 835,31 points, soit une baisse de 1,62 %. Les indicateurs confirment cette dynamique : les histogrammes du MACD repartent vers le bas et le RSI s’enfonce en zone de survente avec des volumes supérieurs à la moyenne, ce qui traduit une réelle conviction vendeuse plutôt qu’un signal immédiat de retournement.
Taux obligataires et valeurs parisiennes sous pression
L’écartement des rendements souverains pèse lourdement sur la Bourse de Paris. Le taux français OAT à 10 ans a grimpé au-delà des 4,90 %, touchant un pic à 4,96 %, tandis que le Bund allemand recule vers 3,50 %. Cet écart de taux (spread) dépasse désormais les 140 points de base en s’élargissant à vive allure. Sur les actions, le secteur bancaire subit un repli marqué : Société Générale cède 5 %, tandis que Crédit Agricole et BNP Paribas perdent entre 3,6 % et 4 %, aux côtés d’ArcelorMittal (-4,41 %), Accor (-4,01 %) et Saint-Gobain. À contre-courant, Capgemini signe une progression de 7,38 %, accompagnée plus modestement par Publicis, Orange, STMicroelectronics et Sanofi.
Trajectoires et cibles baissières sur l’indice parisien
Depuis son sommet historique au-delà des 8 700 points, le marché parisien a abandonné près de 1 000 points en quasi ligne droite. La rupture de la zone des 7 860 points ouvre la voie aux extensions de Fibonacci, avec une deuxième projection à 161,8 % située à 7 755 points. Les prochains niveaux de soutien identifiés se situent désormais à 7 800, 7 715, 7 680 et 7 620 points, avec un plancher plus lointain à 7 510 points. Tout retournement de tendance moyen terme exigerait de repasser au-dessus des 8 210 points, seuil sous lequel le biais demeure strictement baissier.
Cassure confirmée sur le DAX et résistance des indices américains
En Allemagne, le DAX valide également une sortie baissière en ouvrant sous ses paliers de support à 25 350 et 25 200 points. Cette rupture ouvre des perspectives de repli vers les 24 710 points, puis vers les cibles des 24 500 et 24 080 points, coïncidant avec les retracements de Fibonacci. À l’inverse, Wall Street fait preuve d’une grande résistance. Le S&P 500 consolide à plat sur son support des 7 620 points, sans dégradation majeure tant que les 7 510 ou 7 275 points ne sont pas enfoncés. Le Nasdaq reste tout aussi ferme, évoluant au-dessus de ses moyennes mobiles dans une phase de neutralisation juste sous sa résistance des 30 660 points.
Pression sur l’euro, envolée du pétrole et attentes sur les cryptomonnaies
Sur le marché des devises, la paire EUR/USD a rompu le plancher majeur des 1,1360 pour toucher la zone des 1,1215, risquant de poursuivre vers 1,1090, 1,0920 voire 1,0740 à moyen terme. Sur les matières premières, le baril de pétrole (contrat décembre) repasse la barre des 100 dollars, un seuil psychologique dont le dépassement accentue la pression inflationniste et la hausse des taux obligataires. Du côté des crypto-actifs, le calme domine : Bitcoin temporise sous sa résistance des 84 700 dollars, Ethereum reste figé sous le palier des 2 775 dollars, tandis qu’Uniswap montre un comportement résilient au-dessus de sa moyenne mobile 20 exponentielle, avec un pivot haussier situé à 12,20 dollars.