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Obligations non cotées à 8-10 % : Faut-il s’intéresser au financement de véhicules électriques ?

L’investissement dans les obligations non cotées attire l’attention grâce à ses rendements élevés, généralement compris entre 8 et 10 %. Face à un marché obligataire classique parfois atone, certains investisseurs se tournent vers des solutions innovantes comme le financement automobile via la location longue durée ou le leasing de véhicules électriques. Les obligations associées, adossées par exemple à la location de Tesla Model Y ou de Renault Megane E-Tech, soulèvent ainsi une interrogation légitime pour tout investisseur boursier averti en quête de diversification : cette poche hors marchés cotés mérite-t-elle d’être examinée de plus près ?

Comment fonctionne l’émission d’obligations non cotées sur la location de véhicules ?

Contrairement à l’achat de Tesla ou à une simple exposition via les marchés cotés, il s’agit ici d’un placement sous forme d’obligations simples à taux fixe. L’investisseur prête son capital pour une durée de trois à cinq ans, avec un remboursement in fine. Ce capital finance l’acquisition de flottes de véhicules qui seront proposés en location longue durée (souvent en LOA ou Location avec Option d’Achat) à des clients particuliers ou professionnels.

À la différence des obligations cotées détenues via un ETF obligataire, ces titres ne disposent d’aucune liquidité : il n’existe pas de marché secondaire permettant de revendre avant l’échéance. Cependant, cette absence de liquidité protège aussi de la volatilité quotidienne et des variations de taux d’intérêt que connaissent les produits traditionnels.

Le compartimentage : chaque tranche indépendante

L’une des spécificités de ce montage réside dans le compartimentage : chaque émission constitue une tranche autonome, avec sa propre flotte de véhicules, un compte bancaire dédié et une masse obligataire distincte. Cette organisation vise à mutualiser le risque tout en assurant une transparence maximale sur les flux générés par la location de Tesla, Renault Megane E-Tech ou autre modèle électrique.

L’investisseur connaît donc exactement quels sous-jacents soutiennent sa souscription (Tesla Model 3, Model Y, Renault Megane E-Tech), la performance dépendant directement de la gestion de la flotte associée et de la capacité du compartiment à honorer ses engagements financiers.

Risque de revente et enjeux spécifiques

L’un des points sensibles reste le risque lié à la valeur de revente des véhicules électriques. Ce marché reste relativement jeune : la volatilité des aides publiques, l’évolution rapide des modèles et l’incertitude quant à la demande d’occasion ajoutent un degré d’aléa. Le remboursement final des obligations dépendra notamment du prix obtenu lors de la liquidation de la flotte en fin de période.

D’autres facteurs pratiques méritent attention : le coût de l’assurance automobile pendant toute la durée de la location, la prise en charge de la recharge de véhicule électrique par les utilisateurs, ou encore la rapidité de rotation sur le marché secondaire du financement automobile.

Pourquoi intégrer ces obligations non cotées dans un portefeuille diversifié ?

La principale force de ces titres réside dans leur décorrélation vis-à-vis des marchés cotés. Pour en savoir plus sur les obligations non cotées dans ce secteur, il est possible d’en savoir plus sur les obligations Jool Fleet. Une obligation non cotée liée à la location de Tesla ou de Renault n’est pas soumise aux turbulences des indices ni à la volatilité des ETF obligataires. Cela offre une vraie opportunité de diversification pour les portefeuilles déjà exposés aux actions et obligations classiques, en proposant un rendement annuel fixé contractuellement.

Cependant, ce type de placement s’adresse avant tout à des investisseurs avertis. Il faut être prêt à accepter l’absence de liquidité, le risque inhérent à la valeur de revente, et surtout l’absence de garantie du capital. Comprendre le fonctionnement précis du leasing, les enjeux opérationnels de la LOA et la dynamique du secteur sont indispensables avant d’envisager ce type de diversification.

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