Pétrole à 100$, alerte sur les indices : ces seuils majeurs prêts à céder
CAC 40 : un comblement de gap et une pression baissière persistante
La séance confirme que le rebond de fin de semaine précédente n’était qu’un simple mouvement technique. Après une ouverture en gap baissier, l’indice parisien est venu tester l’objectif attendu des 8 100 points avant de refermer le gap. Le CAC 40 termine en repli de 0,76 % à 8 117,78 points. Les histogrammes du MACD se stabilisent à la baisse, le RSI flirte avec la zone de survente et les volumes supérieurs à la moyenne traduisent une réelle conviction vendeuse avec la rupture du précédent point bas à court terme. En cas de cassure confirmée des 8 100 points, les cibles intermédiaires se situent à 8 030 et 7 970 points, avant l’objectif majeur des 7 860 points. À la hausse, les résistances clés se fixent à 8 208 points (sommet de vendredi), puis 8 250 points et 8 320 points (moyenne mobile exponentielle 20). Le palmarès est contrasté : Capgemini (+6,61 %) et Dassault Systèmes (+4,99 %) mènent les hausses, tandis que Legrand (-6,70 %), STMicroelectronics (-6,58 %) et Schneider Electric (-6,54 %) subissent de lourds dégagements liés aux doutes sur le secteur de l’intelligence artificielle.
Indices mondiaux : DAX, S&P 500 et Nasdaq sur des supports charnières
La faiblesse est générale sur les grands indices, tous positionnés sur des niveaux critiques. Le DAX allemand teste son support majeur des 25 350 points, dont l’enfoncement ouvrirait la voie à une nouvelle jambe de baisse, avec une résistance située vers 25 930 points (proche de la MME 20). Outre-Atlantique, le S&P 500 oscille autour de son support des 7 620 points, fragilisé par le repli des valeurs technologiques ; une cassure nette enverrait l’indice vers les 7 275 points. Le Nasdaq évolue quant à lui au contact d’un niveau intermédiaire à 28 940 points, avec des replis possibles vers 28 500 – 28 400 points voire 27 325 points en cas de rupture coordonnée avec les autres places financières. La tension sur les rendements obligataires (4,5 % sur l’OAT 10 ans française et le cap des 5 % atteint sur les taux américains) accentue la nervosité ambiante.
Forex et pétrole : rupture de tendance sur l’EUR/USD et envolée du brut
Sur le marché des changes, la consolidation de l’euro face au dollar (EUR/USD) prend la forme d’un retournement baissier. La paire s’est extraite de son range autour des 1,1615 pour passer sous sa moyenne mobile 20 exponentielle et attaquer sa bande de Bollinger inférieure. Après avoir invalidé l’objectif haussier des 1,1760, l’euro teste les 1,1520, avec en ligne de mire 1,1460 puis 1,1360 en cas de nouvelle faiblesse. Du côté des matières premières, le pétrole Brent teste activement la résistance psychologique des 100 à 110 dollars le baril, portée par des tensions d’approvisionnement et la mise hors service d’un oléoduc en Arabie Saoudite. Une cassure haussière durable des 110 dollars relancerait un cycle inflationniste défavorable aux banques centrales, tandis qu’un apaisement nécessiterait un repli sous les 94 dollars.
Cryptomonnaies : Bitcoin, Ethereum et Ripple suspendus aux décisions politiques
Le marché des actifs numériques entame une semaine déterminante avant l’ouverture de la campagne des midterms américaines et l’attente éventuelle du Clarity Act. Sur le Bitcoin, une issue politique positive permettrait de viser les 81 000 dollars puis une sortie haussière au-delà des 84 700 dollars ; à l’inverse, un rejet sous les 75 000 dollars risquerait de précipiter le cours vers les 66 000 dollars. Sur Ethereum, le franchissement des 2 450 dollars reste insuffisant : seule une reconquête franche de la résistance des 2 775 dollars validerait un signal haussier solide, sous peine de glisser sous les 2 350 dollars vers le support des 1 930 dollars. Enfin, le Ripple (XRP) poursuit sa phase de consolidation entre 1,28 et 1,70 dollar, avec une zone pivot intermédiaire située entre 1,50 et 1,60 dollar et une résistance majeure éloignée à 1,80 dollar.