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CAC 40 : pourquoi le rebond actuel cache une sous-performance majeure ?

Rebond technique fragile sur le CAC 40 après une semaine sous tension

Le CAC 40 termine la séance en légère hausse de 0,79 % à 7 897,19 points. Après un second test de la zone des 7 860 points, l’indice parisien a profité d’un soulagement venu des États-Unis pour se redresser. Cependant, ce mouvement s’effectue en nette sous-performance par rapport aux autres places boursières européennes. Les indicateurs techniques journaliers restent orientés à la baisse avec des histogrammes MACD dégradés, un RSI proche de la zone de survente et des volumes d’échanges toujours supérieurs à leur moyenne. Du côté des valeurs, les plus fortes hausses sont menées par STMicroelectronics (+5,86 %) et Legrand (+3,18 %), suivies par Schneider Electric, Danone, Air Liquide et Airbus (entre +2 % et +3 %). À l’inverse, Kering (-3,22 %) et Sanofi (-3,13 %) accusent les replis les plus marqués, devant Renault, Capgemini et Carrefour (-2 % à -3 %).

Une configuration hebdomadaire qui confirme la cassure des flux

Sur l’horizon hebdomadaire, la rupture de la zone support des 8 030 points et le contact direct avec la bande de Bollinger inférieure — inédit depuis le mois de mars — valident une inversion nette de la tendance de moyen terme. La série ininterrompue de bougies rouges depuis les records d’août traduit la prédominance des vendeurs. Le report de l’amplitude de la consolidation observée au printemps dernier ouvre un risque de glissade vers 7 620 points, voire vers les creux majeurs à 7 510 points. Pour espérer neutraliser cette dynamique baissière, l’indice devra impérativement regagner les 8 030 points, puis s’affranchir de la zone des 8 210 points.

Taux obligataires et divergence européenne : le CAC 40 isolé face au DAX et à l’Euro Stoxx 50

La lourdeur des marchés français s’explique en grande partie par les tensions obligataires. Le spread de taux France-Allemagne s’est tendu au-delà de 150 points de base, alimenté par l’inquiétude persistante autour de la présentation du budget par Sébastien Lecornu et le coût de la dette. Cette vulnérabilité se lit nettement en comparaison européenne :

  • Le DAX allemand préserve son support des 25 180 points et évolue dans un simple repli ordonné entre sa bande de Bollinger inférieure et sa moyenne mobile 20 exponentielle.
  • L’Euro Stoxx 50 maintient son support clé des 6 200 points (creux du 15 septembre) sans dégradation alarmante.
  • Le CAC 40, quant à lui, accuse un retard marqué de plus de 130 points par rapport à ses niveaux clés et peine à combler ses gaps résiduels.

Les indices américains et le Nikkei maintiennent leur structure haussière

Aux États-Unis, la publication du rapport NFP sur l’emploi a fait état d’un ralentissement des créations de postes et d’une remontée du taux de chômage de 0,1 %, écartant dans l’immédiat la perspective d’un nouveau durcissement monétaire de la Fed. Le S&P 500 conforte sa phase de neutralisation de court terme au-dessus de sa moyenne mobile 20 exponentielle. Le Nasdaq accélère pour sa part avec un gap haussier d’ouverture, inscrivant un nouveau sommet historique au-delà des 30 660 points. Au Japon, le Nikkei consolide au sein d’un range bien défini entre 63 000 et 70 000 points, avec un niveau pivot à défendre situé à 66 870 points.

Devises et matières premières : accélération baissière de l’Euro face au Dollar

Sur le marché des changes, la paire EUR/USD confirme la cassure de sa structure en anse avec tasse inversée sous 1,1360, libérant un potentiel baissier d’environ 340 à 350 pips en direction de la zone des 1,1000, avec une étape intermédiaire à 1,1215. Sur les matières premières, l’or stagne sous pression sous ses moyennes mobiles autour du support des 4 100 $ l’once, avec un risque de repli vers 3 965 $puis 3 890$ en cas d’enfoncement. Le pétrole demeure quant à lui sous tension au-delà de la barre des 100 $ le baril, maintenant le risque d’un regain d’inflation susceptible de peser sur les rendements obligataires mondiaux.

Marché des cryptomonnaies : phase d’attente constructive sur Bitcoin, Ethereum et Litecoin

Le secteur des crypto-actifs fait preuve d’une belle résilience face aux secousses macroéconomiques, refusant de baisser en l’absence de volumes agressifs :

  • Le Bitcoin évolue au contact des 84 700 $, niveau dont le franchissement durable permettrait de viser un retournement plus affirmé vers 87 400 $.
  • Ethereum temporise sous la résistance des 2 775 $ sans signe de capitulation technique.
  • Le Litecoin préserve les acquis de sa cassure des 59 $et consolide sous la zone majeure des 80$.

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