Les actions américaines ont terminé la séance nord-américaine de mardi sur une note négative, bien que légèrement offerte, les craintes de l’action de la Fed rejoignant les données américaines en baisse. La reprise des prix du pétrole pourrait également contribuer aux pertes de Wall Street, de manière marginale.
Les données économiques américaines récentes ont révélé des ventes au détail plus faibles que prévu pour le mois de mai, -1,3% contre -0,8% attendu. Toutefois, l’indice des prix à la production (PPI) a augmenté de plus de 6,3 % par rapport aux prévisions, pour atteindre 6,6 % en glissement annuel. En l’absence d’un spoiler majeur pour les craintes de reflation, les acteurs du marché sont restés prudents et se sont retirés sur les actions dans un contexte d’inquiétudes pré-Fed.
En outre, les prix du pétrole ont bondi à leur plus haut niveau depuis 2019, le WTI au-dessus de 72,00 $, dans l’espoir que la demande d’énergie lutte contre la pénurie d’approvisionnement. Les dernières données de l’industrie concernant les stocks hebdomadaires ont marqué un épuisement plus élevé que précédemment.
Les trois indices de référence de Wall Street ont clôturé en négatif, le Nasdaq affichant les plus fortes pertes de 0,71% ou 101,29 points à 14 072,89. Le Dow Jones Industrial Average (DJI) est arrivé en deuxième position, rompant également une tendance haussière de trois jours, avec -0,27% ou 94,42 points de baisse à 34 299,33. Par ailleurs, le S&P 500 a perdu 8,56 points ou 0,20 % à 4 246,59.
Il convient de noter que les rendements du Trésor américain à 10 ans ont reculé en marquant la première clôture quotidienne négative autour de 1,487 % à la fin de la session nord-américaine de mardi.
Les valeurs énergétiques ont profité de la hausse du prix du pétrole, tandis que les valeurs technologiques ont reculé en raison des inquiétudes liées à la reflation et des données négatives.
Les acteurs du marché pourraient assister à un début de séance agité mercredi avant l’annonce du Comité fédéral de l’open market (FOMC). Cependant, des mouvements parasites autour de la publication ne sont pas à exclure.