Alerte sur les marchés : Le CAC 40 résiste, mais le pétrole et les cryptomonnaies vacillent
Une séance de fragilité pour les indices boursiers
La clôture du CAC 40 matérialise une certaine fragilité déjà ressentie en début de semaine. Après avoir ouvert sur la zone des 8175 points, l’indice parisien s’est enfoncé pour clôturer à 8150,42 points, concédant une baisse de 0,71 %. Le CAC 40 limite cependant ses pertes par rapport à d’autres indices mondiaux qui affichent des replis plus marqués. Les indicateurs techniques montrent une configuration légèrement baissière au niveau du MACD, tandis que le RSI et les volumes restent neutres et dans la moyenne.
Du côté des valeurs, Veolia se distingue avec une hausse de 2,22 %, suivie par Air Liquide, Carrefour, TotalEnergies et Eiffage qui progressent entre 1 % et 2 %. À l’inverse, Kering recule de 4,07 % et Stellantis de 4,04 %, accompagnés par Capgemini, LVMH et Renault en baisses proches de 3 %. Sur le SRD, on note la progression inattendue de Valeo de 18,4 %.
Le DAX allemand montre une fragilité accrue avec une baisse plus marquée, mais se maintient au-dessus de sa moyenne mobile 20 exponentielle. Une baisse sous les 24500 points enverrait un signal négatif, alors qu’un retour au-dessus des 25500 points libérerait un potentiel haussier. Aux États-Unis, le S&P 500 et le Nasdaq affichent des signaux d’affaiblissement intraday. Bien que le Nasdaq ait inscrit un nouveau plus-haut, une divergence baissière se confirme sur le S&P 500. Les seuils de retournement majeurs sont identifiés à 7345 points pour le S&P 500 et à 29650 points pour le Nasdaq.
Les tensions géopolitiques propulsent le pétrole
La fragilité des marchés d’actifs à risque trouve son origine dans l’enlisement des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis. Les espoirs d’un accord rapide s’estompent, ce qui engendre des craintes concernant le détroit d’Ormuz et alimente la spéculation selon laquelle la situation se trouve dans l’impasse.
Cette situation assombrit les perspectives mondiales et provoque une remontée des cours du pétrole. Le WTI repasse au-dessus de la ligne des 95 dollars le baril. Le Brent suit la même tendance et flirte avec le seuil des 100 dollars le baril, demeurant pour l’instant juste en dessous. Sur le marché des devises, la paire Euro-Dollar reste dans un biais légèrement baissier avec un objectif intermédiaire à 1,1510 et un objectif global à 1,1458. L’or subit un léger repli et évolue désormais sous la barre des 4550 dollars l’once.
Le secteur des cryptomonnaies sous forte pression
Le marché des cryptomonnaies subit une correction généralisée, qualifiée de dégustation, avec de nombreux signaux techniques très négatifs. Le Bitcoin a validé son objectif de retour sur la zone des 66000 dollars après avoir enfoncé un niveau de retracement clé. Le seuil des 66000 dollars doit impérativement faire office de support pour limiter la casse, car une rupture des 61000 dollars validerait la poursuite d’un mouvement baissier à moyen terme.
L’Ethereum a également enfoncé ses niveaux de support équivalents et vise désormais un retour sur la zone des 17400 dollars. L’enjeu majeur pour l’ensemble du secteur réside dans la préservation des points bas marqués le 6 février.
Solana illustre parfaitement cette situation : après avoir cassé son support des 77,40 dollars, la crypto poursuit son repli et s’approche de son point bas du 6 février situé à 67,78 dollars. Une cassure de ces planchers annuels par les principales cryptomonnaies déclencherait une accélération baissière majeure à moyen terme.


