Le mercredi devient un jour de plus où les ours de Wall Street tiennent les rênes, même si les actions technologiques consolident leurs pertes récentes. Cette situation s’explique par les signaux pessimistes de la Fed, qui a annoncé des discussions sur le ralentissement de l’économie, et par l’envolée des cryptomonnaies.
Malgré l’optimisme économique affiché, le procès-verbal de la réunion du Comité fédéral de l’open market (FOMC) et les commentaires du président de la Fed de Saint-Louis, James Bullard, ont indiqué que les membres du conseil d’administration sont préoccupés par la fin de l’argent facile. Cela a propulsé les rendements des obligations du Trésor américain au plus haut en une semaine, alimentant également le rebond de l’indice du dollar américain (DXY) par rapport à ses plus bas de la fin février.
Le sentiment a également été influencé négativement par la course folle des cryptomonnaies, qui a d’abord fait plonger le bitcoin et l’ethereum sous les niveaux clés avant de les ramener à des niveaux de pertes mineures, grâce aux tweets du fondateur de Tesla, Elon Musk.
Dans ce contexte, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a chuté de 0,48 %, soit 237,20 points, pour marquer sa troisième perte quotidienne consécutive en clôturant autour de 33 900. Le S&P 500 a également suivi le mouvement et a reculé pour la troisième journée, perdant 12,15 points ou 0,29 % pour terminer la journée près de 4 115.
Il convient toutefois de noter que les États-Unis, la Chine et le Japon sont en passe de relancer la fabrication de puces, tandis que l’Amérique a dévoilé les avantages économiques de l’utilisation de véhicules électriques (VE), par le biais d’une aide gouvernementale, pour aider le Nasdaq à surmonter la plupart des pertes du début de journée. Malgré cela, l’indice de référence n’a pas pu s’opposer à la tendance baissière et a clôturé avec une perte de 0,03 %, soit 3,90 points, autour de 13 300.
Ailleurs, l’indicateur de volatilité du marché, le VIX, a grimpé à 22,0, signalant des phases de trading actives, tandis que les prix du pétrole n’ont pas pu supporter le poids de l’augmentation attendue de l’offre dans un contexte de confusion quant à la prochaine action de la Fed.
Pour l’avenir, le chômage hebdomadaire et le discours de la Fed restent les principaux catalyseurs à surveiller pour une nouvelle impulsion. De plus, toute surprise concernant la politique monétaire américaine et/ou les mesures de relance du gouvernement ne devrait pas être sous-estimée.