Les marchés boursiers américains sont restés nerveux mardi, les craintes liées au coronavirus (COVID-19) ayant fait déraper les risques dans un contexte de calendrier peu chargé et de baisse des rendements du Trésor américain. De plus, la publication des résultats de Netflix après le marché ajoute au pessimisme.
L’indice Dow Jones Industrial Average (DJI30) a enregistré sa plus forte baisse depuis le 23 mars avec un recul de 256 points, soit 0,75 %, tandis que le Nasdaq 100 a été le plus grand perdant de la journée en affichant une baisse quotidienne de 0,92 % à 13 786. Par la suite, le S&P 500 Futures s’est joint à la fête des ours avec des pertes de 0,68% sur une journée, en baisse de 28,32 points, à 4 134 à la fin des échanges nord-américains de mardi.
Avec un bond de 12 % des cas hebdomadaires de COVID19 et la forte contribution de l’Inde, une infection sur trois, l’optimisme entourant l’accélération de la reprise économique s’est effondré. L’optimisme entourant l’accélération de la reprise économique s’est effondré. Les restrictions de voyage imposées par le Royaume-Uni et les États-Unis, les variantes du virus en provenance d’Asie et le rappel de l’état d’urgence à Tokyo, Osaka et Hyogo au Japon ont également eu un impact négatif.
Outre les craintes liées au coronavirus, les problèmes entre les États-Unis et la Chine et entre la Russie et l’Ukraine ont également pesé sur le sentiment. Dans ce contexte, le spectacle répété du président de la Fed américaine, Jerome Powell, qui a transmis ses engagements en matière d’inflation et d’emploi, a été largement ignoré.
Il convient de noter que les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont chuté à 1,55 %, avant de rebondir à 1,56 %, mais l’indice du dollar américain (DXY) s’est redressé après avoir atteint son plus bas niveau en sept semaines, ce qui a donné lieu à une synchronisation anormale entre l’obligation et le billet vert.
Par ailleurs, Netflix a annoncé quatre millions de nouveaux abonnés, ce qui est bien inférieur aux attentes du marché et aux chiffres précédents, lors de la publication des résultats du premier trimestre 2021. La déception concernant le baromètre très suivi a supplanté la capacité de l’entreprise à marquer 7,16 milliards de dollars, contre 7,13 milliards attendus, selon les données de Refinitiv.
La saison des bénéfices continue de tenir les rênes, tandis que les mises à jour du COVID seront également importantes dans un calendrier allégé.