Les indices de référence de Wall Street n’ont pas pu résister aux solides données américaines, sans oublier le signal précoce de la Fed concernant la réduction progressive des taux d’intérêt, jeudi. Ce faisant, les baromètres du risque n’ont pas pu se réjouir du recul du président américain Joe Biden sur la demande d’impôts.
Les valeurs technologiques ont été les plus touchées, entraînant le Nasdaq dans une baisse de 1,03 %, soit 141,82 points, à 13 614,5. Par ailleurs, le S&P 500 Futures et le Dow Jones Industrial Average (DJI) sont arrivés en deuxième et troisième position dans cet ordre en perdant 0,36% et 0,07% sur une journée à 4 192 et 34 577 respectivement.
Les premiers signaux des chiffres de l’emploi américain ont révélé des chiffres optimistes la veille, ce qui a mis un terme aux discussions sur la réduction des taux d’intérêt de la Fed. Parmi les nombreuses données économiques liées à l’emploi, une énorme variation de l’emploi ADP de 972 000, contre 650 000 prévus, ainsi que les revendications hebdomadaires au chômage les plus faibles depuis mars 2020, ont retenu toute l’attention.
Dans le même ordre d’idées, l’indice PMI des services ISM a également propulsé les attentes en matière d’inflation, la composante des prix payés ayant atteint le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, sans oublier l’impression record du chiffre principal.
En outre, la réduction par la Fed des ventes de portefeuilles, l’un des programmes destinés à soutenir l’économie tout au long de la pandémie, ajoute aux difficultés liées à la réduction progressive des taux d’intérêt et pèse sur les marchés.
Par ailleurs, la volonté du président américain Joe Biden de reconsidérer la proposition de hausse de l’impôt sur les sociétés, avec une nouvelle offre de taux de 18 % contre 25 % précédemment, a aidé les marchés à lutter contre les baissiers.
Il convient de mentionner que les rendements du Trésor américain ont enregistré leur plus forte hausse en trois semaines, tandis que les matières premières et les Antipodes n’ont pas pu supporter le poids d’un dollar américain plus fort, soutenu par la demande de valeurs refuges.
Pour être plus précis sur les actions, AMC, qui a fait l’objet d’une frénésie sur Reddit, a chuté d’environ 18 %, après avoir bondi de plus de 90 % la veille, la chaîne de cinémas ayant annoncé la clôture d’une autre vente d’actions. Au contraire, PSTH a gagné plus de 0,60 % grâce aux récentes nouvelles positives suggérant que la société du milliardaire Bill Ackman est prête à conclure l’accord tant attendu avec Universal Music.
Avec le NFP américain sur le calendrier, sans oublier un discours du président de la Fed Jerome Powell, les actions pourraient connaître un début prudent mais offriront une certaine volatilité.

