Ce site est gratuit grâce à la publicité, pour le soutenir, merci de désactiver vos adblocks…

CAC 40 : le point bas a-t-il été trouvé à 4600 points ?

Points-clés de l’article :

  • Analyse technique du cours du CAC 40 – étudions ce que représentent les 4600 points sur la base d’un graphique de long terme.
  • Comment faire la différence entre un simple rebond technique de court terme et un creux de marché de fond pour le marché actions ?
  • Cette semaine du lundi 14 janvier, le vote sur le Brexit au Parlement britannique est le focus fondamental de premier rang
  • Vous trouverez enfin une vidéo dans laquelle je décris le scénario de conjoncture économique nécessaire pour que l’année 2019 voit le retour de l’attrait pour le risque sur les marchés financiers.

A] CAC 40 : que représentent les 4600 points sur le plan de l’analyse technique ?

Après trois mois d’une séquence baissière construite depuis les 5500 points, l’indice CAC 40 est parvenu à se stabiliser à la fin du mois de décembre, sur fond d’espoir d’un accord commercial bilatéral entre les Etats-Unis et la Chine. Sans pour autant proposer un rallye de fin d’année, l’indice parisien s’est cependant stabilisé sur les 4600 points, qui au-delà d’être un chiffre rond, représentent le seuil d’accélération haussière du mois de novembre 2016, le mois de l’élection de Donald Trump à la Présidence des Etats-Unis.

D’un point de vue purement technique, les 4600 points sont le point de contact avec une ligne de tendance haussière qui joint les points bas les plus saillants sur un graphique de long terme, le graphique qui expose les données mensuelles. Il est aussi intéressant de savoir que ce soutien haussier dynamique mensuel se retrouve sur d’autres indices boursiers majeurs, notamment le cours du S&P 500.

Le rebond technique du CAC 40 a pris source depuis un soutien technique de long terme, il faut maintenant franchir une résistance majeure et/ou construire une figure de creux pour défendre un argumentaire technique de creux de marché majeur.

Analyse CAC 40

CAC 40 : graphique TradingView qui expose les bougies japonaises en données mensuelles

B] Quelle est l’infrastructure requise pour différencier un rebond technique d’un creux de marché majeur ?

La perspective d’avancées structurelles dans le dialogue entre la Chine et les Etats-Unis depuis la semaine du 07 janvier, où une délégation américaine s’est rendu à Pékin, a entretenu le rebond des actifs sensibles à l’allure de l’activité économique mondiale et du commerce international. Pour porter un jugement sur la « qualité » (et donc la durabilité) du rebond, il faut étudier la hiérarchie titres de l’indice parisien, c’est-à-dire le classement des secteurs d’activité. Si l’attrait pour le risque fait son retour, alors les actions des secteurs les plus cycliques doivent occuper les premières places du palmarès. Il est très positif d’observer que la hausse qui a eu lieu début janvier était portée par le secteur automobile, le secteur du luxe (très exposé à la consommation chinoise), les matières premières et les valeurs technologiques. L’ensemble serait parfait si les valeurs financières contribuaient davantage, mais elles sont sous pression relative pour des raisons fondamentales intrinsèques.

Pour un vrai point bas majeur, il faut donc cet arbitrage en faveur des actons à fort bêta, il faut aussi un arbitrage défavorable au marché obligataire, au marché monétaire, au Yen japonais et aux métaux précieux.

Le schéma actuel du marché est donc encore loin de se présenter comme un schéma classique de retour de l’attrait pour le risque. Le niveau de la volatilité implicite est encore trop élevé et il faudra du temps et la levée de nombreuses incertitudes fondamentales pour renouer avec un marché actions haussier de fond.

C] Les fondamentaux à suivre cette semaine du lundi 14 janvier 2019

1) Le facteur fondamental majeur de la semaine est de loin le vote qui a lieu mardi sur le Brexit à la Chambre des Communes britannique. Les parlementaires vont s’exprimer sur l’accord trouvé entre Theresa May et l’Union Européenne en décembre dernier, les dernières anticipations donnent le rejet du projet largement en avance. Si c’est le cas, la suite va dépendre de l’UE et des nouvelles concessions éventuelles qu’elle serait prête à faire. L’impact en terme de volatilité sera très fort sur la Livre Sterling, le GBP/USD et par corrélation, sur le taux EUR/USD.

2) Pour le Dollar US, la poursuite du « shutdown » demeure le facteur fondamental dominant du moment ; certaines statistiques américaines ne sont d’ailleurs pas publiées pour cette raison. Le marché va tout de même suivre de près l’Empire Manufacturing (mardi) et le Philly Fed (Jeudi)

3) Facteurs d’influence cette semaine pour les devises liées à la perception du risque (JPY + dollars des antipodes) : les mauvais chiffres du commerce extérieur chinois publiés la nuit dernière, le début des résultats trimestriels des entreprises aux Etats-Unis, le rapport mensuel de l’OPEP de jeudi (impact sur le pétrole et donc le CAD).

4) L’EURO reste sous la pression baissière des chiffres de la production industrielle dévoilée la semaine dernière pour le mois de décembre en Allemagne et en France.

D] Scénario de conjoncture économique nécessaire pour que l’année 2019 voit le retour de l’attrait pour le risque sur les marchés financiers

https://www.youtube.com/watch?v=aYGLeI6GOsM

Point Bourse de Vincent Ganne sur BFM Business

Laisser un commentaire

Retour en haut